×
Simplyc'IT - Accueil
  • MENU ☰

Caméras de surveillance : transfert de données autorisé

28 juillet 2022

Amazon et Google autorisent le transfert d’images à la police en cas d’urgence.

Dans le cadre de plusieurs affaires judiciaires aux Etats-Unis, Amazon a fourni aux autorités des images issues des caméras de surveillance Ring. Le problème : le transfert des images ne s’est pas forcément fait suite à la décision d’un juge.

Sans surprise, les concurrents d’Amazon ont profité de la situation pour faire savoir qu’ils respecteraient, eux, la vie privée de leurs utilisateurs tant que la justice ne leur ordonnerait pas la fourniture d’images privées, même dans le cadre de situations d’urgence.

Et Google ?

Aussi étrange que cela puisse paraitre, l’entreprise se fait plutôt discrète sur le sujet des vidéosurveillance domestiques. Et pour cause, les conditions générales d’utilisation des produit Nest prévoient plus ou moins les mêmes dispositions que celles d’Amazon…

Dès lors, une fois encore, les sociétés concurrentes telles que Arlo, Apple, Wyze ou encore Anker, assurent qu’elles exigeraient un jugement ou un mandat avant de fournir des images issues de leurs caméras connectées à la police.

« Si nous pensons raisonnablement pouvoir empêcher quelqu'un de mourir ou de subir un préjudice physique grave, nous pouvons fournir des informations à une agence gouvernementale - par exemple, en cas d'alerte à la bombe, de fusillade dans une école, d'enlèvement, de prévention du suicide et de disparition de personnes. Nous examinons toujours ces demandes à la lumière des lois applicables et de nos politiques », explique Google, qui affirme prévenir les utilisateurs lorsque des images issues de leurs installations ont été transmises à la police.

Respect de la vie privée

Du côté de l’entreprise Arlo, on précise que le but n'est pas de ralentir le travail de la justice et qu'en cas de situation d'urgence, les policiers n'ont aucun mal à obtenir rapidement une décision du juge leur permettant de récupérer les images. Il s'agit néanmoins, selon eux, d'un garde-fou nécessaire pour garantir le respect de la vie privée de leurs utilisateurs.

Dans le cas d'Apple ou d'Eufy (la marque d'Anker), les données sont, de plus, chiffrées de bout en bout. Un chiffrement de bout en bout optionnel sur les produits Ring, et qui ne marche pas sur les solutions fonctionnant sur batterie (qui justement représentent le gros des ventes de la marque). Chez Google, le chiffrement de bout en bout n'est tout simplement pas possible.

Les commentaires sont clos